L’acteur de la société civile et président du Mouvement des jeunes pour l’émergence du Niger (MOJEN), Sirajo Issa, a retrouvé la liberté, ce lundi 11 septembre à la suite du prononcé du délibéré de son jugement. 

Le  procès a eu lieu le jeudi 6 Août dernier et ce lundi, 11 septembre, le verdict est tombé : « les faits étaient non constitués », a estimé le juge du Tribunal de Niamey.

L’activiste avait été  interpellé le 28 août  dernier suite à la plainte d’un citoyen qui l’accusait de diffamation sur la polémique liée à la fixation par le Conseil islamique de la fête de l’Aïd pour le samedi 2 septembre. Deux jours après l’interpellation, il a été  placé en détention à la prison civile de Niamey, mais poursuivi finalement pour « outrage à un citoyen en charge d’un mandat public » après requalification des faits.

Lors du procès le ministère public a requis une peine de six (6) mois de prison ferme et 100 000 FCFA d’amende alors que le plaignant, Mallam Sabiou a réclamé 20 millions de FCFA à titre de dommages et intérêts pour le préjudice.

La libération de Siradjo Issa est intervenue le même jour que celle du journaliste Ali Soumana, Fondateur et directeur de publication l’hebdomadaire privé « Le Courrier » sur décision de justice. Il faut noter qu’Ali Soumana bénéficie d’une liberté provisoire, en attendant la suite de son procès. Il est  poursuivi  pour « complicité de soustraction de pièces de procédure et violation du secret de l’instruction » dans le cadre de l’affaire « AFRICARD ».

 

 

(Niamey et les 2 jours)