Selon un rapport du FMI, le Niger va connaître au cours des cinq à quinze prochaines années une augmentation exponentielle du pourcentage de sa population en âge de travailler.

 

Le pays pourrait donc en tirer profit à condition toutefois d'engager les politiques structurelles nécessaires, notamment sur le marché de l'emploi. La publication de cette analyse survient en plein débat sur le lien entre croissance démographique et développement des pays africains.Le taux de fécondité au Niger serait l'un des plus élevé d'Afrique, avec en moyenne sept enfants par femme. Comme le Fonds Monétaire International (FMI), le démographe Nafi Wada estime que si les conditions sont réunies, le Niger peut tout à fait tirer profit de la croissance rapide de sa population.

 

L'importance des ressources humaines

On ne peut pas développer le Niger sans ressources humaines. C'est pourquoi le politologue Ahmadou Boubakar Hassane adhère lui aussi à l'analyse du FMI. "La forte natalité ne doit pas inquiéter s'il y a des mesures d'accompagnement dans le cadre de l'élaboration et de la mise en œuvre des politiques publiques, notamment la question de l'accès à l'éducation, la question de l'accès à la santé, à l'eau potable, à la terre. Il faut quand même qu'il y ait une bonne gouvernance, la transparence et la juste répartition des ressources. On ne peut pas vouloir développer un pays tant que ce pays n'a pas de ressources humaines. Après la seconde guerre mondiale, il ya eu cette politique nataliste au Japon. Et on a investi dans l'éducation pour former des ingénieurs, des docteurs et le Japon a pu quand même rattraper le retard sur le plan économique."
Selon le FMI, la croissance rapide de la population nigérienne  est causée en partie par une diminution significative du taux de mortalité. Une avancée notable par rapport aux pays de la sous-région. 
 

 

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