L'opposant nigérien Amadou Djibo alias Max est depuis lundi 15 mai en garde à vue à la police judiciaire. Les autorités lui reprochent ses propos très critiques lors d'une intervention publique devant ses camarades de l'opposition. Mardi, son domicile a été perquisitionné.

L’opposant Amadou Djibo, président du Front pour la restauration de la démocratie et la défense de la République (FRDDR) se voit reproché des propos va-t-en-guerre qu’il a tenus lors du huitième anniversaire du parti de Hama Amadou, le MODEN Lumana FA.

Son avocat, maître Boubacar Oumarou : « Mon client a effectivement été interpellé lundi au petit matin, à son domicile, et mardi matin, en début de matinée, il y a eu une perquisition qui s’est déroulée à son domicile, et là nous attendons vraiment son interrogatoire par la police, qui lui reproche en fait la provocation d’un attroupement non armé ».

Réunis d’urgence pour apprécier cette nouvelle donne, les leaders de l’opposition nigérienne exigent la libération de leur camarade.

Un extrait de la déclaration lue par le député Falké Bacharou : « La direction du FRDDR est en train de suivre cette situation-là, je peux même dire heure par heure. Le FRDDR exige la libération du camarade aujourd’hui même et sans condition ».

Dans quelques heures il sera déféré au parquet mais déjà ces propos sont largement diffusés sur les réseaux sociaux nigériens.

 

RFI