Dans quelques heures prendront fin les mandats des conseils municipaux, de ville et des régions de notre pays. Mandats prorogés pour la troisième fois, chose déjà inédite dans le monde.

Le Front pour la Restauration de la Démocratie et la Défense de la République – FRDDR - dans une déclaration rendue publique le 24 juillet 2017, révélait déjà, en la stigmatisant, la stratégie anti démocratique et anti nationale de Issoufou Mahamadou tendant à tirer en longueur les mandats des entités décentralisées.

Ces bricolages politico-juridiques ont conduit au parjure dont est auteur Issoufou Mahamadou pour avoir refusé d’obtempérer à l’arrêt n° 002 / CC / ME du 07 mars 2017 de la Cour Constitutionnelle ordonnant la tenue de l’élection législative partielle de la circonscription ordinaire de Maradi.

Et comme si tout cela ne suffisait pas, Issoufou Mahamadou, au lieu d’attendre le sort que lui réservent les institutions de la République pour ce parjure, passe à une vitesse supérieure en nous révélant une autre facette de sa personnalité : un véritable danger pour l’unité de notre peuple. La preuve, Issoufou Mahamadou a choisi de manière outrageusement discriminatoire et en violation des dispositions de l’Ordonnance n° 2010-54 du 17 septembre 2010, portant Code Général des Collectivités Territoriales de la République du Niger, notamment en son article 177, de dissoudre l’ensemble des conseils de la seule région de Niamey.

En termes clairs, désormais, la Région de Niamey contrairement aux autres régions du pays n’est plus régie par les prescriptions de l’article 164 de la Constitution, alinéas 1 et 2, qui disposent :

Alinéa 1 : 
« L’Administration territoriale repose sur les principes de la décentralisation et de la déconcentration ».

Alinéa 2 :
« Les collectivités territoriales sont créées par une loi organique. Elles s’administrent librement par des Conseils élus ».

Quels péchés les populations de Niamey ont-elles commis pour qu’en violation des articles 4 et 6 de la Constitution, leurs suffrages soient spoliés et leurs représentants démocratiquement élus chassés comme des malpropres à l’issue du Conseil des ministres du jeudi 10 Août 2017 ? 
Certes, de notoriété publique, Issoufou Mahamadou et son parti n’ont jamais enduré que les populations de la région de Niamey aient majoritairement voté contre lui et son programme. Faut-il donc les châtier en réparation de ce crime de lèse-majesté ?

C’est pourquoi :

• Le FRDDR est absolument indigné par la dissolution des conseils d’arrondissement et de ville de la région de Niamey qui dénote l’immaturité et les instincts pyromanes des hommes au gouvernail de l’Etat ;

• Le FRDDR rejette cette décision qui bafoue les principes élémentaires de l’expression de la volonté populaire et qui met en péril la cohésion de notre peuple ;

• Exige par conséquent, la tenue de toutes les élections locales sur l’ensemble du territoire national.

Fait à Niamey le 16 Août 2017