Créer des hotspots (centres d’examen) pour traiter directement les demandes d’asile sur le continent africain. C’est la politique migratoire que la France compte mettre en œuvre.

Emmanuel Macron (photo) a fait part de sa volonté de créer ces hotspots en Italie, première porte d’entrée de la plupart des migrants arrivant en Europe, mais aussi sur le sol africain pour trier les réfugiés politiques parmi les migrants économiques.

Le Niger, la Libye (en cas d’accalmie) et le Tchad sont identifiés pour abriter ces centres de pré-traitement dont l’installation est projetée sur le mois d’août, avec le concours de l’Office français de protection des réfugiés apatrides (Ofpra).

« Il y a aujourd’hui au moment où je vous parle entre 800 000 et 1 million de femmes et d’hommes qui attendent dans les camps en Libye. Pensez-vous que ce sont 800 000 à 1 million de réfugiés demandant l’asile politique ? Non. Il y en a beaucoup et de plus en plus qui viennent de pays sûrs et qui suivent les routes de migrations économiques qui nourrissent les passeurs, le grand banditisme, parfois le terrorisme. Réussir à briser ces routes de la peur de la nécessité du terrorisme qui aujourd’hui font s'écrouler ce pays sous l’afflux de migrants, c’est la même aventure, c’est le même rôle qui est celui de la France.», commente le Président français qui ajoute que le but est d’éviter aux gens de « prendre des risques fous alors qu'ils ne sont pas tous éligibles à l'asile».

 Cette formule est contraire à la politique migratoire en cours où le pré-traitement de demande d’asile des migrants se déroule une fois sur le sol français.

Une vision non partagée par des organisations de défense de droits de l’Homme dont Amnesty International pour qui, faire un distinguo entre les migrants, pourrait être une atteinte aux droits fondamentaux des personnes.

Niamey abrite déjà les locaux de l’Organisation internationale pour les migrations (Oim), et un centre d’informations pour migrants est basé à Agadez au nord du pays. Mission, rediriger les migrants vers les voies de migration légale et améliorer les connaissances des migrants sur les risques et dangers liés à la migration irrégulière. Sauf que cette sortie d’Emmanuel Macron ne précise pas si l’Oim verra sa mission élargie.

 

Niamey et les 2 jours