Au sommet du G7, en Sicile, les grandes puissances mondiales se sont accordées samedi sur la lutte contre le terrorisme et le protectionnisme. Elles sont en revanche apparues divisées sur le climat, Washington se distanciant de ses partenaires.

C'est une première dans l'histoire du G7. Les grandes puissances mondiales n'ont pas pu trouver de point d'accord, samedi 27 mai, sur la question environnementale, lors du sommet qui s'est tenu à Taormina, en Sicile. Les États-Unis de Donald Trump, inflexibles, ont refusé de s'engager en faveur de l'accord de Paris contre le réchauffement climatique.

Jusque-là, les sept grandes puissances avaient en chœur affirmé la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Mais la déclaration finale du sommet en Sicile fait le constat de divergences sur cette question.

"La discussion a été franche, peut-être plus franche que lors des précédents sommets", a reconnu devant la presse le chef du gouvernement italien Paolo Gentiloni, dont le pays préside actuellement le G7. Mais en dépit des pressions répétées des Européens (Allemagne, France, Italie, Royaume-Uni et Union européenne), du Canada et du Japon, Donald Trump n'a pas cédé.

À six contre un

"Les États-Unis d'Amérique sont en train de réévaluer leur politique sur le changement climatique et sur l'accord de Paris et ne sont donc pas en mesure de rejoindre le consensus sur ce sujet, indique le G7 dans sa déclaration finale. Prenant acte de ce processus, les chefs d'État et de gouvernement du Canada, de France, d'Allemagne, d'Italie, du Japon et du Royaume-Uni, ainsi que la Commission européenne réaffirment leur engagement à rapidement mettre en œuvre l'accord de Paris."

 

"Je prendrai ma décision finale sur l'accord de Paris la semaine prochaine !", a tweeté le président américain au moment même où s'achevait le sommet du G7.

Alors que certaines délégations s'employaient à minimiser cette décision "attendue", la chancelière allemande Angela Merkel a été beaucoup plus directe. "Toute la discussion sur le sujet du climat a été très difficile, pour ne pas dire pas du tout satisfaisante", a déclaré Angela Merkel devant la presse. "Nous avons ici une situation à six contre un, ce qui signifie qu'il n'y a encore aucun signe quant à savoir si les États-Unis resteront ou non dans l'accord de Paris", a-t-elle ajouté.