Un homme de 71 ans a comparu mardi 30 mai 2017 devant le tribunal de grande instance de Caen (Calvados) pour tentatives et agressions sexuelles. Il s'en était pris à des jeunes femmes lorsqu'il était en poste au Niger.

En 2007, un homme de 61 ans est nommé à un poste à l'ambassade de France au Niger. Célibataire, il s'installe dans un quartier populaire de la capitale. Dans sa villa avec piscine, il invite une trentaine de jeunes filles et femmes. Sous prétexte de "petits jeux", il passe de la crème solaire à des endroits "ciblés sexuellement". Avec certaines, il aura des rapports sexuels. Des jeunes filles ont avoué qu'elles acceptaient de l'argent par nécessité.

Une plainte de 15 mineures

Les autorités nigériennes n'ont pas donné suite à la plainte de 15 mineures âgées de 11 à 15 ans. Quand l'ambassade de France à Niamey prend connaissance des faits, début 2010, elle le limoge immédiatement. 

La France estime que la loi française s'applique au personnel d'ambassades et, mardi 30 mai 2017, l'homme aujourd'hui âgé de 71 ans a comparu pour tentatives et agressions sexuelles devant le tribunal de Caen (Calvados).

"J'ai dérapé"

À la barre, le prévenu affirme qu'au Niger, la majorité sexuelle est à 12 ans. "L'ambassade a comploté pour me licencier. Pour la jeune fille de 11 ans, le certificat de naissance est un faux. Ce sont elles qui m'appelaient pour venir chez moi. Je n'ai jamais forcé personne, aucune n'avait moins de 12 ans. Les 45 photos étaient des nus artistiques, j'ai dérapé." Le procureur requiert 24 mois de prison dont 18 assortis d'un sursis avec mise à l'épreuve de deux ans. La défense plaide la relaxe et l'incompétence des tribunaux français. L'affaire est mise en délibéré au jeudi 6 juillet 2017.

 

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